Ecotourisme : astuces pour voyager autrement en Europe

L’Organisation Mondiale du Tourisme recense chaque année de plus en plus de touristes. Si voyager apporte de grands bénéfices à ceux qui sillonnent le globe, il n’en est pas de même pour la planète. Les endroits très fréquentés sont soumis à une forte pression, notamment durant la haute saison, ce qui est évidemment néfaste. Pour tenter de remédier à cela, l’initiative de l’ecotourisme propose une alternative plus durable pour la planète et les générations futures à laquelle chacun peut participer.

Réduire son impact environnemental dans ses déplacements

Comparaison des émissions de CO2 de différents moyens de transport.

Les transports sont en quelque sorte le nerf de la guerre. Sans transports, il n’est pas possible de voyager bien loin. Cependant, ils sont un des facteurs majeurs de la pollution de l’air mais aussi de la pollution sonore. Dans ce cas, il est préférable de privilégier certains moyens de locomotions plutôt que d’autres en considérant les émissions de gaz à effet de serre de chacun.

Les transports routiers plutôt qu’aériens

Ainsi, il est mieux vaut substituer l’avion par le bus et le train lorsque c’est possible, en Europe notamment. L’avion est généralement plus rapide, mais ce n’est pas toujours le cas avec les contrôles de sécurité et toutes les dispositions auxquelles il faut s’assurer avant le vol.

Si l’argument écologique n’est pas convainquant pour tout le monde, les avantages économiques peuvent convertir les plus réticents. Avec l’adoption de la loi Macron libéralisant le marché de l’autocar début 2015, le prix des trajets en bus sont devenus imbattables, suivis par le développement d’une offre low-cost par les compagnies de train souhaitant rester compétitives. Il est donc possible de polluer moins en choisissant le billet le moins cher. Pour cela des comparateurs comme tictactrip existent.

Question prix, la voiture peut concurrencer le bus et le train, mais elle est beaucoup plus polluante. Pour rester dans la démarche d’écotourisme tout en continuant à utiliser son véhicule, le co-voiturage est une bonne option. Cela permet de répartir l’impact carbone sur plus de passagers.

Des manières de compenser

Lors des voyages hors Europe où l’emprunt de l’avion est inévitable, un don de compensation CO2 peut être réalisé pour tout de même soutenir le mouvement de l’ecotourisme. L’argent récupéré est ensuite réinvesti pour financer des projets visant à réduire la production de CO2 à l’avenir. Ce geste fait également bénéficier les donateurs de réductions d’impôts.

Pour les personnes n’ayant pas les moyens de compenser financièrement leur emprunte écologique, il est possible d’adopter la démarche du slow tourism à l’américaine : voyager loin moins souvent mais en restant plus longtemps dans la destination.

Les petits gestes pour un tourisme durable

Comme cela a été énoncé au début de cet article, tout le monde peut s’invertir dans l’ecotourisme lors de ses voyages. De nombreuses actions peuvent être adoptées pour réduire son impact sur l’environnement.

Par exemple, lors des séjours à l’hôtel, il est judicieux de demander au personnel de l’établissement de ne pas changer les draps et serviettes tous les jours. Personne ne fait cela chez soi, et c’est tout à fait acceptable en vacances, en plus d’être bon pour la planète.

Une gourde est également un indispensable de voyage. Les déchets plastiques et en particuliers les bouteilles sont les détritus les plus fréquemment retrouvés à l’abandon. En Europe, les voyageurs ont le luxe de trouver de l’eau potable un peu partout, il est donc beaucoup plus responsable mais aussi économique d’emporter une bouteille réutilisable avec soi.

Consommer local est également un geste écologique qui peut avoir un grand impact. Non seulement les produits auront nécessités moins de ressources pour les transporter jusqu’aux touristes, mais aussi ses dépenses profiteront au développement de l’économie locale et à ses habitants.

L’écotourisme, c’est un peu comme à la maison

En lisant attentivement ces astuces, il est possible de remarquer que ces éco-gestes sont similaires à ceux que l’on préconise de faire chez soi. À savoir le tri sélectif, bien fermer les robinets, éteindre les lumières et appareils électriques après utilisation ou encore baisser le chauffage la nuit.

La liste n’est évidemment pas exhaustive, mais il est possible de retrouver plus d’astuces pour voyager autrement dans cet article.

Finalement, adopter une démarche plus responsable ne devrait pas être un problème pour les personnes fournissant déjà des efforts au quotidien.

Aspects sociologiques et culturels

Parce que tourisme durable rime aussi et surtout avec respect des populations locales, il est nécessaire de s’informer sur la destination de son voyage.

Il est recommandé de bien prendre connaissance des coutumes populaires afin de ne pas être surpris de certaines pratiques très différentes des siennes. Cela est également utile pour ne pas être mal perçu dans le pays d’accueil. Certaines manières de se comporter considérées comme normales dans son pays peuvent être au contraire très choquantes dans d’autres.

Apprendre quelques mots de la langue locale peut aussi être un plus non négligeable. Sans être bilingue ou ne serait-ce que bon dans cette langue, le touriste sera vu avec beaucoup plus de bienveillance par les habitants. Cela témoigne en effet, d’un intérêt pour la culture du pays ainsi qu’une volonté de s’intégrer.

Enfin, il est aussi important de respecter les personnes que leur environnement. Encore une fois, aider à la conservation de la propreté des lieux communs favorise le partage et l’intégration.

Être ouvert

En conclusion être engagé dans une démarche d’écotourisme c’est témoigner d’une grande ouverture d’esprit. L’idée est de s’adapter aux coutumes locales et de respecter les différences (même dérangeantes au premier abord) comme l’on respecte son propre environnement afin d’apprendre. Comme le dit le proverbe « Le voyage est la seule chose que l’on achète qui nous rend plus riche » et si les Hommes ont la volonté de continuer à profiter de cette richesse, ils doivent s’appliquer à voyager autrement.

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